Maître Martin-Staudohar, spécialiste en droit du travail et formée à la règlementation des risques psycho-sociaux

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Le cas de …

Madame FINANCIER fait passer des entretiens d’embauche, pour remplacer Madame DOISASSOIR qui est partie finalement avec une rupture conventionnelle et son fauteuil ergonomique-lama !

Elle rencontre plusieurs candidats pour le poste de vendeuse mais celle qu’elle veut retenir a des cheveux particulièrement crépus et cela ne lui convient pas.

Il faut que les cheveux soient lisses.

Elle indique donc à la candidate que si elle ne se fait pas lisser les cheveux ( il y a de très très bons coiffeurs près de la boulangerie), elle ne l’embauchera pas.

Les cheveux lisses font plus sérieux et élégants.

La candidate part en pleurant et lui indique que cela est discriminatoire.

Madame FINANCIER est atterrée : sa demande reste professionnelle et est justifiée par le risque que les cheveux en plus tombent dans les gâteaux !

Elle en parle un soir à MAÎTRE CODE DU TRAVAIL ANNOTÉ alors qu’ils prennent un verre : elle est fière de son anecdote jusqu’à ce que celui-ci la regarde, consterné : il lui indique que ce refus à l’embauche est discriminatoire ! Il lui fait lire la décision du défenseur des droits.

Madame FINANCIER s’effondre… Elle rappelle la candidate et lui propose le poste et lui demande de s’attacher les cheveux avec un chouchou lama !

Un employeur ne peut pas écarter une candidate au motif que la nature de ses cheveux ne permet pas la coiffure qu’il exige.

Une exigence de coiffure n’est admise que si elle répond à une nécessité professionnelle réelle et reste proportionnée, ce qui exclut une obligation uniforme imposée sans alternative, à défaut cela constitue un refus d’embauche discriminatoire.
(Défenseur des droits, décision du 20 mai 2026 déc. n° 2026-113 du 20-5-2026).