Et si un chantier, un marché de nettoyage ou un contrat de services de votre ville pouvait vous ouvrir la porte d'un emploi ? C'est exactement le principe des clauses sociales d'insertion : un dispositif encore trop méconnu, alors qu'il permet chaque année à des centaines de personnes — dont de nombreux jeunes — de décrocher rapidement une mission, un contrat, parfois un CDI.

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Le principe, en clair

Quand une collectivité (ville, intercommunalité, bailleur social…) passe un marché public — travaux, nettoyage, espaces verts, restauration, services divers — elle peut imposer à l’entreprise qui remporte le contrat de réserver une partie des heures de travail à des personnes qui rencontrent des difficultés pour accéder à l’emploi. C’est la clause sociale d’insertion.

Concrètement, l’entreprise doit alors recruter, faire travailler ou faire intervenir des personnes éloignées de l’emploi sur le chantier ou la prestation, souvent avec un accompagnement dédié. Pour la personne concernée, c’est une occasion très concrète de retravailler rapidement, sur une mission réelle, sans forcément passer par le circuit classique du recrutement.

Qui peut en bénéficier ?

Le dispositif s’adresse notamment :

  • Aux jeunes de moins de 26 ans en recherche d’emploi, en particulier sans qualification ou sortis du système scolaire depuis plus de 6 mois sans emploi.
  • Aux demandeurs d’emploi de longue durée (plus de 12 mois d’inscription).
  • Aux demandeurs d’emploi seniors, de plus de 50 ans.
  • Aux bénéficiaires du RSA.
  • Aux personnes reconnues travailleurs handicapés.
  • Aux habitants des quartiers prioritaires de la politique de la ville.
  • Aux personnes ayant le statut de réfugié.

Quelles formes ça peut prendre ?

Selon les marchés et les besoins des entreprises, l’insertion peut se faire de trois façons :

  • Une mise à disposition par une structure intermédiaire (association, entreprise de travail temporaire d’insertion, groupement d’employeurs).
  • Une embauche directe par l’entreprise titulaire du marché, en CDD, CDI ou contrat en alternance (apprentissage, professionnalisation).
  • Une sous-traitance ou co-traitance avec une structure d’insertion par l’activité économique ou du secteur protégé.

Autant de portes d’entrée différentes vers un même objectif : mettre le pied à l’étrier rapidement, avec un accompagnement pour sécuriser la suite.

Comment se lancer ?

L’accès aux clauses sociales d’insertion se fait toujours via un facilitateur, qui vérifie l’éligibilité et oriente vers les missions disponibles sur le territoire. Pas besoin de connaître à l’avance le bon marché ou la bonne entreprise : c’est le rôle du facilitateur de faire le lien.

Pour les jeunes et les habitants, le premier contact se fait auprès de Vallée Sud Économie & Emploi :

  • 01 55 59 44 90
  • emploi@valleesud.fr
  • 42 avenue Aristide Briand, 92160 Antony

Pour les conseillers, orienter un jeune vers ce dispositif est simple : il suffit de le mettre en relation avec le facilitateur clauses sociales du territoire, qui validera son éligibilité et identifiera les missions correspondant à son profil et à sa mobilité. C’est un levier à mobiliser dès qu’un jeune a besoin d’une expérience concrète et rapide, en complément — ou en amont — d’un accompagnement plus classique vers l’emploi.