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L’industrie, un pilier majeur de l’économie française
Souvent méconnue ou caricaturée, l’industrie reste pourtant l’un des socles essentiels de l’économie française. Elle représente aujourd’hui près de 275 000 entreprises, génère plus de 1 255 milliards d’euros de chiffre d’affaires et emploie 1,5 million de salariés, dont une large majorité en CDI. Avec 150 métiers répartis dans 19 filières et près d’environ 250 000 embauches prévues, le secteur industriel offre de nombreuses opportunités professionnelles, à tous les niveaux de qualification.
« Comprendre la chaîne complète, de la fabrication à l’export, change la perception du secteur. », Romaric Besson, responsable recrutement Stallergenes Greer
Des industries ancrées dans les ressources et les savoir-faire
À la base de l’économie industrielle se trouvent les industries extractives, qui exploitent et valorisent les ressources naturelles indispensables à notre quotidien. Elles englobent l’agriculture et l’élevage, qui produisent les denrées alimentaires et matières premières agricoles, mais aussi la pêche et l’aquaculture, essentielles à l’alimentation et à la transformation agroalimentaire.
Les exploitations forestières fournissent le bois utilisé dans la construction, le mobilier ou le papier, tandis que les industries minières, pétrolières et gazières extraient des ressources stratégiques comme le fer, le cuivre, le lithium ou les hydrocarbures, indispensables à l’énergie, à l’industrie et aux technologies modernes.
Transformer la matière pour répondre aux besoins du quotidien
Les industries manufacturières assurent la transformation de ces matières premières en produits finis ou semi-finis. Elles couvrent une grande diversité de secteurs qui structurent la vie économique et sociale. L’industrie agroalimentaire transforme les productions agricoles en aliments destinés à la consommation. Le textile fabrique vêtements, tissus et textiles techniques. La métallurgie et la sidérurgie produisent les matériaux nécessaires à la construction et à l’industrie mécanique.
D’autres filières majeures complètent cet ensemble, comme la chimie et la pharmacie, l’automobile et l’aéronautique, le BTP ou encore l’industrie du papier, du plastique et de l’emballage. Ensemble, ces activités constituent le cœur productif du pays.
Les industries de pointe, moteur de l’innovation
À côté de ces filières historiques, les industries de pointe jouent un rôle clé dans la transformation et la compétitivité de l’économie française. Les industries des technologies de l’information et de la communication développent des solutions logicielles, renforcent les réseaux numériques et sécurisent les infrastructures critiques.
La recherche et développement, menée dans des laboratoires publics, privés ou universitaires, permet d’innover en permanence. Les secteurs de l’aéronautique, de l’aérospatial et de la robotique évoluent vers des technologies plus performantes, tandis que les industries des énergies renouvelables investissent massivement dans le solaire, l’éolien ou les technologies propres pour accompagner la transition écologique.
« L’intérêt de ces visites pour les jeunes du territoire est de visualiser concrètement comment l’innovation est conduite par l’humain, elle n’est pas un concept abstrait, ils la voient concrètement à travers la visite d’usines qui irriguent le monde entier », souligne Dominique Pésiardi, président de Stallergenes SAS
Services marchands et non marchands : un écosystème complémentaire
L’économie ne repose pas uniquement sur la production industrielle. Les services marchands, comme les transports, la logistique, le commerce, l’hôtellerie-restauration, l’immobilier, la finance ou les services informatiques, fonctionnent sur un modèle économique fondé sur la rentabilité et la vente de prestations.
En parallèle, les services non-marchands, portés par le secteur public et social, jouent un rôle fondamental. L’éducation, la santé, l’action sociale et l’administration publique garantissent l’accès aux services essentiels et contribuent à la cohésion sociale, indépendamment des ressources financières des usagers.
Des débouchés concrets et accessibles
L’industrie offre des parcours professionnels concrets, accessibles dès les premiers niveaux de qualification. Des formations comme les CAP ou les bacs professionnels permettent d’accéder rapidement à des métiers recherchés : agent de maintenance, mécanicien, chaudronnier, soudeur, conducteur de ligne ou électricien industriel. Ces métiers constituent souvent des portes d’entrée vers des carrières évolutives.
Ce qu’il faut retenir
- Des salaires attractifs dès le niveau Bac+2
- Une forte demande de main-d’œuvre, notamment dans la maintenance, l’automatisme et la robotique
- Des évolutions professionnelles rapides avec l’expérience
- De réelles opportunités vers des postes de management et d’encadrement
- Un secteur d’avenir, ancré dans le concret et résolument tourné vers l’innovation
- Un levier majeur d’emploi et de développement économique pour les territoires
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